Rencontre avec KidosDay : quand le jeu libre s'invite en entreprise
Depuis quelques mois, inöuqa passe de plus en plus de temps en entreprise. Pas en stage non, mais dans le cadre des Kids Days de KidosDay : des journées organisées pour les enfants des salariés, à l'intérieur même des bureaux, pendant que les parents travaillent juste à coté.
KidosDay installe l'espace, les animateur/animatrices et les ateliers. Parmi une petite panoplie de jeux et activités proposés, inöuqa est mis à disposition : occuper petits et grands, jouer à taille réelle, imaginer des constructions, inventer des histoires, partager des aventures...
C'est précisément là que nos visions convergent : le jeu libre, actif et collaboratif. On dispose, on accompagne et on observe avec enthousiasme ce qu'ils font. Bateau pour les uns, château pour les autres.
Voici quelques questions à KidosDay sur ces journées, ce qu'elles changent pour les enfants, pour les parents et pour l'entreprise.

Pouvez-vous présenter KidosDay en quelques mots ?
KidosDay organise des journées pour les enfants des salariés, à l'intérieur de l'entreprise. Kids Days, Family Days, arbres de Noël, journées d'accueil pendant les vacances scolaires. Nous installons un espace dédié dans les locaux, avec nos animateur/animatrices et nos ateliers, pendant que les parents travaillent quelques étages plus haut.
Nous intervenons pour des entreprises comme Uber, Orange, Qonto, L'Oréal ou AXA, et pour des structures beaucoup plus petites. Une journée se monte à partir de six enfants et peut aller jusqu'à 200. Nous accueillons de 3 à 15 ans.
Concrètement, que vit un enfant pendant un Kids Day ?
Il entre dans le lieu où travaille son père ou sa mère, souvent pour la première fois. Il voit le bureau, la cantine, les collègues dont il entend les prénoms à la maison depuis des années.
Ensuite il passe la journée avec des enfants qu'il ne connaît pas, autour d'ateliers adaptés à son âge. Les 3-6 ans sont sur le sensoriel et la motricité : parcours, tapis, contes, éveil musical. Les 6-10 ans construisent - cabanes, kermesse, ateliers créatifs. À partir de 10 ans, nous proposons des ateliers à contenu : le métier des parents, la gestion de l'argent, les émotions, la création numérique.
Beaucoup repartent avec un objet qu'ils ont fabriqué et une idée plus précise de ce que font leurs parents de leurs journées.

Qu'est-ce que ça change pour le parent qui travaille ?
D'abord une journée de garde en moins à organiser, sur des dates où les modes de garde habituels sont fermés : vacances scolaires, ponts, jours de grève.
Ensuite, les parents nous disent qu'ils ont enfin pu montrer leur travail. Un enfant qui a vu l'open space, l'équipe et la machine à café pose d'autres questions le soir. Il sait de quoi on parle.
Il y a aussi ce qui se passe dans l'équipe. Les collègues sans enfants voient arriver les enfants des autres, et les conversations du lendemain ne ressemblent pas à celles d'un séminaire. Nous prévoyons d'ailleurs des activités pour les adultes en parallèle - ateliers parentalité pour les parents, fresque du sexisme, égalité femmes-hommes, culture d'entreprise - pour que la journée ne se joue pas uniquement chez les enfants.
Et du point de vue de l'entreprise ?
Une journée comme celle-là coûte moins cher qu'un séminaire et laisse plus de traces. Les salariés en parlent longtemps, les photos circulent, et le sujet remonte dans les enquêtes internes.
Pour les entreprises qui travaillent leur politique parentalité, c'est une action visible et datée, plus concrète qu'une charte. Beaucoup de nos clients l'inscrivent dans leur démarche QVCT (Qualité de Vie et des Conditions de Travail) ou dans leur accord égalité professionnelle.
Le reste est de l'organisation : un espace dédié, un peu à l'écart des zones de travail, un point d'eau, des sanitaires accessibles. Nous nous occupons du programme, du matériel et de l'encadrement, à raison d’un animateur/animatrice pour huit enfants au maximum.

Vous organisez aussi des journées d'accueil en urgence, pendant les canicules ou les grèves. Comment ça se passe ?
En juin 2026, plusieurs écoles ont fermé pendant l'épisode de canicule. Nous avons monté des garderies d'urgence dans les locaux de Qonto et de 2CGroup en quelques jours - celle de 2CGroup est d'ailleurs passée au 20h de TF1. Les jours de grève posent le même problème : l'école ferme, la cantine et le périscolaire aussi, et les parents apprennent souvent la nouvelle 48 heures avant.
Le principe est le même qu'un Kids Day, avec un délai plus court. L'entreprise ouvre une salle, nous arrivons avec les animateurs/animatrices et le matériel, les enfants sont accueillis sur la journée.
Ce qui change, c'est la charge que ça retire aux parents. Une fermeture d'école un jour ouvré, ce sont des dizaines de salariés qui posent une journée en catastrophe ou qui travaillent mal depuis chez eux avec un enfant à côté.
Qu'est-ce qui vous a rapproché d'inöuqa ?
Le matériel, d'abord. Nous cherchions des jeux de construction assez grands pour occuper un vrai espace, assez solides pour tenir une journée entière avec quarante enfants, et assez ouverts pour que chacun en fasse ce qu'il veut. Les modules inöuqa cochent les trois cases.
La façon dont c'est fabriqué compte aussi. Marque française, production de proximité, modules recyclés et recyclables, jeux pensés sans distinction de genre.
Nos clients posent la question de plus en plus souvent : d'où vient ce qu'on installe chez eux, et ce que ça devient après. Les entreprises qui ont un engagement RSE à documenter attendent des réponses précises sur ce point.
Et l'approche du jeu, qui rejoint la nôtre : le jeu libre et l'autonomie laissée à l'enfant. Nous n'arrivons pas avec un atelier minuté qui produit le même résultat pour tout le monde.
Nous posons du matériel et nous accompagnons ce que les enfants en font. Quand un groupe de six construit une cabane et qu'un autre décide d'en faire un tunnel, la journée fonctionne.

Un salarié qui trouve l'idée bonne, comment en parle-t-il à son employeur ?
Le bon interlocuteur est la personne qui s'occupe des ressources humaines, l'office manager, ou un élu du comité social et économique quand il y en a un.
Une phrase suffit pour lancer le sujet : « est-ce qu'on pourrait organiser une journée pour les enfants pendant les vacances de la Toussaint, ou pour Noël ? »
Deux points aident à ce que la demande aboutisse.
Le premier est le calendrier : les journées de Noël se calent en septembre, et une création sur mesure demande environ deux mois et demi.
Le second est le partage : une demande relayée par plusieurs parents passe beaucoup mieux qu'une demande isolée.
Nous préparons ensuite les supports de communication interne - mail de lancement, affiche, formulaire d'inscription, FAQ pour les familles. Le salarié qui a lancé l'idée n'a pas à porter l'organisation.
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